01/09/2010

Les chemins de la création sont multiples, sinueux.

 

DSC00121.JPGNé en Belgique le 24 novembre 1945 entre Dinant et Yvoir (Houx), Gilbert Laloux est enfant de Meuse.
Son attirance pour ce fleuve, qui à l’époque de son enfance avait des allures de cours d’eau sauvage s’écoulant tranquillement entre roches calcaires et collines verdoyantes, est indéniable.
Les paysages le bordant, à la lumière douce, aux brumes enveloppantes, aux odeurs de buis, aux bruits de source qui se précipitaient dans des eaux claires pour titiller la truite et le goujon, lui laissent regrets et nostalgie.
Les ombres de Henri Blaise et de Félicien Rops planent encore sur ces berges verdoyantes aux odeurs de cresson.

Pourquoi ce lyrisla_Meuse_a_Givet_8.jpgme pour situer la naissance de ce peintre ?

Le chef d’orchestre André Vandernoot avait, lors d’une exposition, décelé que Gilbert Laloux était mosan, tout simplement à la vue d’aquarelles pourtant abstraites que l’artiste proposait !

Et c’est au travers d’une multitude de techniques : peinture, dessin, sculpture, gravure, création de bijoux qu’il trouve son bonheur.  Mieux, il revendique ce statut de « touche à tout » et ne peut en aucun cas imaginer se laisser enfermer dans un de ces moyens d’expression.  Le mot discipline est aux antipodes de ce qu’il conçoit, mais la rigueur est toujours de mise pour organiser ses temps consacrés à la création.

L’art est par essence une large fenêtre ouverte sur l’espace et la liberté.

Redimensionnement de Selection Aquarelle.jpgAjoutons à cela l’idée de fenêtres et de ciels bleus céruléen à la René Magritte et nous cernerons ainsi l’esprit subversif et décalé de l’artiste…

Après quelques années passées à se « traîner » dans l’enseignement traditionnel, où seulement musique et dessin le passionnaient, il termine ses humanités à l’école des Beaux Arts de Namur.  Les cours de peinture et de décoration que dispensaient Luc Perot furent déterminants pour Gilbert Laloux.

Il interrompt l’étude du violon et s’inscrit par la suite à l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Saint-Luc à Liège.  Pendant trois ans, il suit les cours de peinture et de décoration.  Cultivant le paradoxe, c’est cependant après du professeur de sculpture Albin Courtois qu’il trouvera l’épanouissement et la naissance de sa « vocation » artistique.  C’est aussi auprès de lui qu’il découvrira la motivation pour explorer les chemins multiples et exigeants de la création.

En 1968, il expose une soixantaine de grandes aquarelles au centre culturel de Bruxelles : « Dialogue sur Papier d’Arches ».  C’est Albin Courtois qui en signe la préface.  Vont se succéder de nombreuses expositions à l’ « Angle Aigu » à Bruxelles, ainsi qu’une collaboration suivie avec le marchant d’art Isy Brachot : Salons personnels et d’ensemble, foires internationales feront sortir ses œuvres au-delà des frontières.


L'oeuvre de Gilbert Laloux figurera ainsi aux cimaises en compagnie de Delvaux, Dali, Delcol, Labisse, Magritte, Mesens et Vic Gentils…  Parallèlement il s’intéressera à l’enseignement du dessin et de la peinture (Ecole des Beaux Arts de Namur).  Il sera heureux de quitter l’environnement administratif et politique d’un métier où son idéal se projetait essentiellement dans l’art d’enseigner.

 

C’est ainsi qu’à partir de 1986, il se consacre exclusivement à ses créations.Image-17.jpg

La recherche dans le domaine du bijou va le conduire à se perfectionner dans la joaillerie contemporaine et la découverte des métaux nobles et pierres précieuses.

 

 

Son besoin de communiquer le poussera aussi à réaliser des rubriques artistiques pour la radio.

A partir de 1980, il exposera également aux Etats-Unis.

Les nombreux voyages outre-Atlantique le conduiront au Canada, Texas, Louisiane et Floride.  Il travaille et réalise de nombreuses œuvres en Floride où le côté cosmopolite et art déco de Miami lui apporte un souffle nouveau.

Très souvent d’inspiration africaine, le visage et le masque ont été, après ses premières périodes abstraites et symbolique, le thème central de ses créations.

A partir de 1999, il est subjugué par un très grand masque qui s’étale sur une des façades d’un quartier classé de South Beach (Miami).  L’influence des couleurs chatoyantes aux nuances « dangereusement » pastels vont enrichir sa palette.  Gilbert Laloux s’en inspirera et le déclinera sous bien des formes et techniques.  Regards mystérieux, expression mythiques vont se traduire en peintures, sculptures, dessins, aquarelles, bijoux.

Il en résulte une collection impressionnante d’œuvres, une armée de masques qui toisent et scrutent notre propre regard et bien au-delà, le tréfonds de notre âme.
Sans jamais être désenvoûté, Gilbert Laloux multiplie les démarches plastiques, enrichit sans cesse son vocabulaire de formes et de couleurs…
Il retrouve ainsi dans la solitude de son atelier, la simplicité de l’ « écriture » découverte il y a maintenant plus de quarante ans.

Bernard Levêque

Commentaires

Enfin, nous allons tout savoir sur Gilbert Laloux . Un "Laloux ça fait des jaloux" !
Il nous manque encore une vision plus importante de ses oeuvres.
Nous attendons avec impatience la suite de ce blog qui fera connaître au plus loin des frontières le talent de cet artiste complet, de la poèsie à la peiture: les mots se transforment en couleurs.
A aimer sans limites.

Écrit par : MEILLON Hervé | 01/09/2010

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Un monde de couleurs et de formes. Une architecture de poésie. A voir et à revoir. Contente de découvrir que nous pourrons redécouvrir tes oeuvres et les partager via le net. Bonne chance et à vite. Sophie, admiratrice inconditionnelle.

Écrit par : Sophie Descamps | 01/09/2010

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Yep Gilbert!
Que dire....SUPER!
Je t'embrasse...
Véro

Écrit par : Véro | 04/09/2010

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