18/09/2010

...comme dans un mouchoir de poche...balade à Durbuy...une image d'Epinal!

La plus petite ville du pays ?

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 Non, du monde, et ceci depuis 1331 par un édit de Jean l’Aveugle, roi de Bohême et Comte du Luxembourg, seigneur des lieux : bien sûr vous aurez  reconnu DURBUY.

 Je vous passerai les chiffres : habitants, touristes, superficie, etc.

 Ce « petit village » dont les maisons de pierres grises du pays tiennent dans le creux de la main est  l’endroit où il m’est agréable de me promener au petit matin, quelle que soit la saison, quand la brume s’accroche encore à la rivière toute proche. Elle a d’ailleurs, il y a bien longtemps, creusé le « nid » de ce havre pittoresque.

L’Ourthe se fait discrète au pied du château imposant, il paraît  protéger le nid de pierre qui semble nous dissimuler mille choses à découvrir au fil de la promenade. Et cela des milliers de touristes en mal de dépaysement ou de bonne chair l’ont décelé. Cet endroit n’est pas un musée mais un p’tit coin accueillant où il fait bon se reposer.  On y découvre les mille saveurs que des artisans s’ingénient à orchestrer pour le plus grand plaisir des gastronomes.

Le château en impose. Son aspect actuel remonte au 19ème siècle. La Halle aux Blés, avec son enduit ocre et ses colombages, nous séduit et nous plonge en plein 16ème siècle… Au fil des pavés qui dessinent les ruelles étroites, j’arrive au pied du synclinal, phénomène géologique que nous avons tous admiré dans notre bouquin de géographie. Du plan d’eau à ses pieds, s’échappent ça et là des cris de canards en mal de quignons de pain. Un simple et discret frisson ride à peine le miroir de l’eau, elle attend, impatiente que s’animent les jets d’eau : décor incontournable pour le touriste japonais qui fige un sourire de circonstance…

Les pas d’un vieux cheval fatigué semblent faire crier le pavé des allées en tirant tant bien que mal une calèche rutilante. Quelques touristes s’en amusent. Un petit train me rappelle que l’expo 1958 n’est pas si loin!

La grand ’place s’anime, les terrasses sont envahies, déjà !  Il est temps de regagner le calme et la sérénité de mon atelier blottit là haut dans la verdure… Endroit magique où rien ne vient troubler Chopin, Satie, Karl Orff…  en bonne compagnie, essentiel pour oublier l’angoisse de la page blanche et se laisser enivrer par la beauté des pigments, la douceur d’une ligne, le mystère d’un masque naissant au détour d’une composition géométriquement orchestrée…

La journée  commence, l’odeur de la toile de lin envahit l’atelier, celle d’un bon café noir aussi. Le temps s’arrête …Bella la vista…

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14:41 Écrit par Gilbert Laloux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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