22/11/2010

DE L'ENGAGEMENT DES ARTISTES...

DSCN3212.JPG 

DSC02912.JPG

 De l’engagement des artistes…

Jeanne Moreau, Etienne Daho, Bernard Lavilliers, Roger Somville…

Oui, artistes engagés tant pour défendre les minorités que pour exprimer la peur de voir se perdre définitivement ce qui constitue nos racines.

« Le condamné à mort » de Jean Genet :

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.

Admirable texte mis en musique en 1962 par Hélène Martin à l’époque ou l’homosexualité et sa prétendue tolérance n’était pas encore de mise.

 Repris récemment et interprétés admirablement par Jeanne Moreau et Etienne Daho, ces poèmes  considérés trop souvent comme sulfureux, deviennent des instants de véritables moments faits de frissons et de tendres minutes de grande littérature.

« Causes perdues, musiques tropicales »  autant de phrases qui chaloupent comme un nuage de  Havane.  Inlassable voyageur sur le fil d’acier de tropiques parfois interdits, Bernard Lavilliers transcende sa révolte des ouvriers de son enfance dans le cri de désespoir des peuples oubliés. La pauvreté n’est-elle pas plus supportable au soleil ? Vous dont les villas insolentes envahissent les plages blanches de ces pays de « rêve» et qui sont à quelques miles des bidonvilles où la misère explose ?

Fresques, tapisseries, peintures monumentales, pastels, fusains, autant de modes d’expression qui ont fixés les gestes rageurs et revendicateurs de Roger Somville.

Il a œuvré pour que survivent en Belgique des arts d’expressions en fondant « Force Murale ». Il a ouvert la porte et mis le pied à l’étrier à de nombreux artistes qui ont changé le visage de l’art wallon.

Ce n’était pas facile d’être artiste contestataire  et communiste à une époque ou cette attitude n’ouvrait ni les portes des biennales, ni celles des Beaux-arts (vulgairement appelé maintenant « Bozar »).  Roger Somville s’est imposé sans jamais trahir son idéal.

Voilà au détour, juste quelques réflexions à propos de l’engagement dans la démarche artistique.

Utopie ? Certes pas, car en plus du cri poussé dans le désert s’ajoute une bulle de poésie indispensable.

 Juste une goutte dans la mer, un regard complice vers des jours meilleurs.

On peut rêver ?

 

 Gilbert Laloux.

DSCN3997.JPG

14:16 Écrit par Gilbert Laloux | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Content d'avoir eu l'occasion de retrouver votre blog.
Toujours de belles choses à y voir
Bon après-midi amicalement

Écrit par : aramis-dingo | 22/11/2010

Répondre à ce commentaire

Merci pour votre délicate attention, à vous que je n'ai pas le plaisir de "re-connaître".
J'espère encore longtemps distiller au fil de l'actualité, ou des "humeurs poétiques" ou revendicatrices les illustrer de quelques une de mes oeuvres. A très vite.

Écrit par : Gilbert Laloux | 22/11/2010

Merci pour votre délicate attention, à vous que je n'ai pas le plaisir de "re-connaître".
J'espère encore longtemps distiller au fil de l'actualité, ou des "humeurs poétiques" ou revendicatrices les illustrer de quelques une de mes oeuvres. A très vite.

Écrit par : Gilbert Laloux | 22/11/2010

J'aime l'émergence des visages... et la mer est constituée de milliards de gouttes d'eau...
Bonjour amical,

Écrit par : Eric | 12/01/2012

Répondre à ce commentaire

Merci pour votre appréciation Eric et le constat sur la mer. C'est là l'expression d'un idéal. Il faut le défendre à tout prix.
J'ai peu publier récemment, mais je vais reprendre cet exercice qui parfois prend sur le temps de mon travail à l'atelier. Il faut donc faire des choix. A bientôt.

Écrit par : Laloux | 12/01/2012

Les commentaires sont fermés.