22/09/2010

A voir

Après avoir rêvé du monde onirique de Marc Chagall et de son univers hors du commun, je suis toujours heureux de retomber

 dans la réalité de mon atelier… et là, j’apprécie la chance et la liberté qui me sont données.

Pouvoir recréer un monde, son monde, n’est pas offert à tout le monde.

Mais tout cela n’est appréciable qu’à une condition : pouvoir partager sa démarche, son parcours.

Alors avant de reprendre mes pinceaux, je me suis dit qu’il serait bon de plonger ma main dans les caisses qui recèlent tellement de souvenirs, photos,  documents,… et de les partager avec vous.

Un portrait de Samuel en 1976, en vacances sur l’atlantique, le jeu des cerfs volants m’inspirait…Samuel aussi d’ailleurs. Le rêve est évoqué par les yeux qui prennent de l’altitude entre lune et soleil…

  

 

DSCN3923 (rognée).jpg

 Le mystère s’empare du thème du rêve, nous entrons dans la série des « Soleils de Minuit », sans doute inspirée par la beauté des aurores boréales.

DSC02916 Recadrée.jpg

 

 

Cerf-volant

Grand migrateur

Voleur d’âmes

S’évade et plane

En des tropiques

Aux nuits violines

Et aux jours mats,

Couvrant de son linceul

Matin frileux

Des magiciens,

D’après nuits blanches

D’après l’après…

 

Rêves d’enfant

Tendresse perdue

Déjà tu cherches

Qui tu étais

Où tu seras…

Déjà.

 

 

 

 

 

 

 

                          

11:00 Écrit par Gilbert Laloux dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/09/2010

Quelques pas dans les pas d'un ange.....

DSC00454 recadré.jpgAu détour de la toile (on ne peut si bien dire), je passe vous saluer et vous dire que je viens de relire le livre que David McNeil (le fils de Marc Chagall) a écrit sur son artiste de père...

Emotion, vérité, souvenirs et nostalgie... mais sans facilité aucune. Juste des coups de pastel, ou de vives couleurs dans les recoins d'un coeur que l'auteur ne cesse de repeindre à sa façon.

David est un musicien hors série et il écrit pour les plus grands interprètes de la "bonne chanson". C'est aussi un enfant du monde qui ne cesse, malgré son âge, de s'émerveiller devant des violonistes russes jouant des ritournelles mélancoliques ou des ânes bleus s'envolant par-dessus la tour Eifel...

 Il lui arrive aussi de se souvenir de ce moment exceptionel du "vernissage" d'un plafond unique au monde (Opéra Garnier - Paris) après celui de la Sixtine.

Les milles soleils des "Collines" entre Vence et Saint-Paul  (propriété et atelier de Chagall) gardent jalousement les premiers émois et anecdotes épiques de l'adolescent qui vivait au côté de son père...hors du commun.

C'est édité chez Gallimard (en 2003) et c'est une vériatble respiration dans les 700 livres que la rentrée littéraire nous propose à ce jour.

... Ce lundi je serai au micro de Radio Judaïca pour une interview de 2 heures menée par Hervé Meillon.

 Il manquait dans le paysage radiophonique. Mais la qualité et le professionalisme d'un homme de média n'est pas nécessairement gage de reconnaissance.

Faire bien et sincèrement, sans langue de bois, est métier difficile.

Je suis impatient de vous "parler" et pour que vous nous entendiez, je vous laisse un lien ci-dessous.

A très vite donc: 

Hervé Meillon de retour sur les ondes à travers le monde
avec "MAIS OUI MAIS NON, MEILLON" 
Concept :"Lorsque le passé se conjugue au présent" .
Ballade autour d'une personnalité !
cliquez sur le lien ci-dessus pour écouter par
le net au travers du monde . ( à Bruxelles 90.2 )
DISPONIBLE AUSSI EN PODCAST A PARTIR DU 1er OCTOBRE

HERVE MEILLON mis en onde par SEBASTIEN MACHIELS
dans "MAIS OUI MAIS NON...MEILLON"
Cette semaine : (de 14h à 16h)
Lundi 13 Septembre: Gilbert LALOUX (peintre, les tableaux parleront!)
Mardi 14 Septembre: Marianne JAMES (comédienne, animatrice, cantatrice... )
Mercedi 15 Septembre: Philippe GELUCK (le papa du CHAT)
Jeudi 16  Septembre: les bons moments de "MAIS OUI" 

 

19:13 Écrit par Gilbert Laloux dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/09/2010

Les chemins de la création sont multiples, sinueux.

 

DSC00121.JPGNé en Belgique le 24 novembre 1945 entre Dinant et Yvoir (Houx), Gilbert Laloux est enfant de Meuse.
Son attirance pour ce fleuve, qui à l’époque de son enfance avait des allures de cours d’eau sauvage s’écoulant tranquillement entre roches calcaires et collines verdoyantes, est indéniable.
Les paysages le bordant, à la lumière douce, aux brumes enveloppantes, aux odeurs de buis, aux bruits de source qui se précipitaient dans des eaux claires pour titiller la truite et le goujon, lui laissent regrets et nostalgie.
Les ombres de Henri Blaise et de Félicien Rops planent encore sur ces berges verdoyantes aux odeurs de cresson.

Pourquoi ce lyrisla_Meuse_a_Givet_8.jpgme pour situer la naissance de ce peintre ?

Le chef d’orchestre André Vandernoot avait, lors d’une exposition, décelé que Gilbert Laloux était mosan, tout simplement à la vue d’aquarelles pourtant abstraites que l’artiste proposait !

Et c’est au travers d’une multitude de techniques : peinture, dessin, sculpture, gravure, création de bijoux qu’il trouve son bonheur.  Mieux, il revendique ce statut de « touche à tout » et ne peut en aucun cas imaginer se laisser enfermer dans un de ces moyens d’expression.  Le mot discipline est aux antipodes de ce qu’il conçoit, mais la rigueur est toujours de mise pour organiser ses temps consacrés à la création.

L’art est par essence une large fenêtre ouverte sur l’espace et la liberté.

Redimensionnement de Selection Aquarelle.jpgAjoutons à cela l’idée de fenêtres et de ciels bleus céruléen à la René Magritte et nous cernerons ainsi l’esprit subversif et décalé de l’artiste…

Après quelques années passées à se « traîner » dans l’enseignement traditionnel, où seulement musique et dessin le passionnaient, il termine ses humanités à l’école des Beaux Arts de Namur.  Les cours de peinture et de décoration que dispensaient Luc Perot furent déterminants pour Gilbert Laloux.

Il interrompt l’étude du violon et s’inscrit par la suite à l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Saint-Luc à Liège.  Pendant trois ans, il suit les cours de peinture et de décoration.  Cultivant le paradoxe, c’est cependant après du professeur de sculpture Albin Courtois qu’il trouvera l’épanouissement et la naissance de sa « vocation » artistique.  C’est aussi auprès de lui qu’il découvrira la motivation pour explorer les chemins multiples et exigeants de la création.

En 1968, il expose une soixantaine de grandes aquarelles au centre culturel de Bruxelles : « Dialogue sur Papier d’Arches ».  C’est Albin Courtois qui en signe la préface.  Vont se succéder de nombreuses expositions à l’ « Angle Aigu » à Bruxelles, ainsi qu’une collaboration suivie avec le marchant d’art Isy Brachot : Salons personnels et d’ensemble, foires internationales feront sortir ses œuvres au-delà des frontières.


L'oeuvre de Gilbert Laloux figurera ainsi aux cimaises en compagnie de Delvaux, Dali, Delcol, Labisse, Magritte, Mesens et Vic Gentils…  Parallèlement il s’intéressera à l’enseignement du dessin et de la peinture (Ecole des Beaux Arts de Namur).  Il sera heureux de quitter l’environnement administratif et politique d’un métier où son idéal se projetait essentiellement dans l’art d’enseigner.

 

C’est ainsi qu’à partir de 1986, il se consacre exclusivement à ses créations.Image-17.jpg

La recherche dans le domaine du bijou va le conduire à se perfectionner dans la joaillerie contemporaine et la découverte des métaux nobles et pierres précieuses.

 

 

Son besoin de communiquer le poussera aussi à réaliser des rubriques artistiques pour la radio.

A partir de 1980, il exposera également aux Etats-Unis.

Les nombreux voyages outre-Atlantique le conduiront au Canada, Texas, Louisiane et Floride.  Il travaille et réalise de nombreuses œuvres en Floride où le côté cosmopolite et art déco de Miami lui apporte un souffle nouveau.

Très souvent d’inspiration africaine, le visage et le masque ont été, après ses premières périodes abstraites et symbolique, le thème central de ses créations.

A partir de 1999, il est subjugué par un très grand masque qui s’étale sur une des façades d’un quartier classé de South Beach (Miami).  L’influence des couleurs chatoyantes aux nuances « dangereusement » pastels vont enrichir sa palette.  Gilbert Laloux s’en inspirera et le déclinera sous bien des formes et techniques.  Regards mystérieux, expression mythiques vont se traduire en peintures, sculptures, dessins, aquarelles, bijoux.

Il en résulte une collection impressionnante d’œuvres, une armée de masques qui toisent et scrutent notre propre regard et bien au-delà, le tréfonds de notre âme.
Sans jamais être désenvoûté, Gilbert Laloux multiplie les démarches plastiques, enrichit sans cesse son vocabulaire de formes et de couleurs…
Il retrouve ainsi dans la solitude de son atelier, la simplicité de l’ « écriture » découverte il y a maintenant plus de quarante ans.

Bernard Levêque